L’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a déclenché un choc pétrolier dont les effets se font directement ressentir sur notre niveau de vie. Pour qu’aller travailler ne coûte pas encore plus cher, il nous faut des mesures d’urgence. Augmenter les salaires
La forte (…)
C’est le moment !
Les lycéennes et les lycéens nous montrent la voie. Après plusieurs semaines de mobilisation massive et déterminée, ils ont contraint le gouvernement à leur apporter des réponses. Elles sont insuffisantes, mais on peut changer les choses si on se met toutes et tous en grève, en même temps !
Cela fait trop longtemps que la situation est inacceptable. Nous payons le coût de la crise climatique, avec les canicules, les sécheresses, les feux. Nous payons le coût des guerres avec la hausse des prix des carburants. Nous subissons la vie chère et l’aggravation constante des inégalités.
Le Parlement discute du budget pour 2027, alors que les gouvernements successifs ont siphonné les moyens des services publics avec des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises. De l’argent, il y en a !
Ce qu’on veut gagner :
L’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, et leur indexation sur les prix pour vivre dignement.
L’augmentation des APL en particulier et la baisse des loyers.
La taxation des plus riches et des grandes entreprises dans le budget 2027 pour financer les services publics : 10 milliards pour l’éducation pour satisfaire les revendications lycéennes.
Le blocage des prix des produits de première nécessité et de l’énergie.
La liberté de manifester et un changement de doctrine du maintien de l’ordre qui doit aller vers la désescalade, l’interdiction des armes mutilantes et des techniques d’immobilisation létales.
Sur tous les lieux de travail, il est possible de formuler des revendications plus spécifiques à son entreprise, son administration ou son service, en nous réunissant.
On peut gagner, si on se met en grève !
Le soutien de la population aux lycéennes et lycéens est important, les manifestations du samedi sont massives. Mais pour gagner, il faut que les intérêts des employeurs soient directement menacés, en bloquant l’économie par la grève. Le coût de la bataille doit devenir plus grand pour les patrons que les profits qu’ils tirent de notre exploitation.
Et pour construire ce rapport de forces, il faudra sûrement être en grève le 5 novembre, mais aussi généraliser la grève, construire la reconduction les semaines suivantes.
Ce sera coûteux, c’est sûr, mais pas plus que la vie que gouvernement et patronat nous font mener. On peut tenir en nous organisant, en nous réunissant en assemblées générales sur nos lieux de travail, en prenant en main la suite de la grève et en mettant en place la solidarité entre et avec les grévistes (caisses de grève, réseaux de ravitaillement…).
Tout le monde peut faire grève
La grève est un droit pour tou∙tes les salarié∙es, qui sont couvert∙es par les appels nationaux au 5 novembre et par les préavis de grève dans la fonction publique. Chaque grève compte, contribue à donner de la force aux autres, rend la situation intenable pour les employeurs et les pousse à céder. Le meilleur soutien du mouvement, c’est de rejoindre la grève !
Hausse des prix du carburant et de l’énergie : il y a urgence à augmenter nos salaires !